Qui a dit ?

Publié par Jiri Pragman
Dans Divers

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mercredi 12 décembre 2007
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  • 16
    Philippe
    15 décembre 2007 à 08:26 / Répondre

    On doit comprendre !
    Mais après avoir compris on ne peut pas tout excuser, et surtout pas la mise à mort d’autrui, quelque soit l’époque
    Ferry doit rejoindre les oubliettes de l’histoire maçonnique

  • 15
    Fox
    14 décembre 2007 à 15:55 / Répondre

    Il ne serait donc pas possible de comprendre sans excuser ?
    Alors que de temps perdu par ceux qui ont fait profession d’historien.

    Fox

  • 14
    Philippe
    14 décembre 2007 à 14:21 / Répondre

    Réponse à Fox
    Je considère que m’associer « philosophiquement » à Ferry est plus violent que de parler de fumisterie, à chacun sa sensibilité !!!
    Mais obéissons aux mises en demeure !
    Chez les hommes de pouvoir c’est vrai il y en a peu d’hommes simples et bons, Bartolomé de Las Casas je le trouve pas mal dans le genre, 50 ans à défendre les indiens considérés à l’époque comme étant des animaux c’est pas mal pour quand même une « huile ».
    Mais il y a la multitude qui constitue les « populos » des diverses époques et qui applique le « tu ne tueras pas » depuis des millénaires.
    Il est vrai les âmes simples ne comptent pas ni se décomptent, n’est-ce pas.
    NB et rappel : dans la pratique bassement terre à terre pour coloniser donc s’imposer il a fallu commencer par faire tuer en acte inaugural de la chose en quelque sorte !

  • 13
    Thabo
    14 décembre 2007 à 12:58 / Répondre

    C’est donc la faute à « l’industralisation et les moyens techniques » si Jules Ferry (1832-1893) justifie la hiérarchie raciale au lieu de suivre l’Abbé Grégoire (1750-1831) sur ce terrain!

    Puisqu’il faut tout excuser, qu’est-ce qui est alors la cause de la faiblesse de Voltaire là où, bien avant lui, Montaigne avait gardé sa vigilance et son esprit discursif ?

  • 12
    Fox
    14 décembre 2007 à 08:18 / Répondre

    @Philippe

    Tu parles d’idées reçues et de fumisterie, ce qui montre bien le respect que tu portes à tes interlocuteurs, mais ou sont, de ton coté, les exemples précis qui doivent illustrer ton propos.

    Évidement si tu te contentes de juger sans chercher à comprendre la chose est facile…mais elle est inutile. Et puis ca peut vitre virer à l’absurde. Si on continue dans ce style là, il faut absolument condamner l’école publique car elle avait (entres autres) pour but de préparer la revanche contre les Allemands.

    @Thabo, Montaigne et l’Abbé Grégoire ont vécu avant, bien avant, en particulier avant l’industrialisation et les moyens techniques qui rendent possible la colonisation type XIXe (transports notamment).Là aussi, ne pas comparer des contextes radicalement différents.

    Fox

    Fox

  • 11
    Thabo
    13 décembre 2007 à 13:51 / Répondre

    Montaigne qui a vécu avant ces « éclairés » ne pensait pas qu’il y ait de fardeau de qui que ce soit.
    Le progrès et la solidarité de l’Abbé Grégoire ne l’ont pas conduit à cautionner cette barbarie de l’humanité que certains s’échignent à relativiser.

    Ces deux exemples d’Humanistes n’ont pourtant pas traité ces Hommes de « sauvages ». A méditer !

  • 10
    Philippe
    13 décembre 2007 à 13:35 / Répondre

    la foire aux idées reçues !!!
    A toutes les époques les hommes simples et bons n’ont jamais désiré l’asservissement d’autrui.
    Les hommes de pouvoir : oui, et ils n’ont pas manqué d’entrainer la foule des simples aigris et mal dans leur peau.
    La phrase convenue « tenir compte de l’époque » pour juger moralement le comportement de tel ou tel homme de pouvoir est une fumisterie faisant partie de la panoplie des idées reçues.

  • 9
    Pierre L.
    13 décembre 2007 à 01:43 / Répondre

    Je suis assez d’accord avec Fox. On a pu d’ailleurs soutenir que le déchristianisation de la FM britannique menée notamment par le duc de Sussex, GM de la GLUDA dans les années 20 du XIXè siècle avait pour but principal (et plus ou moins conscient) de permettre aux élites des peuples colonisés par l’Angleterre d’intégrer la « civilisation » représentée par leur maître tutélaire. Comment faire la part de l’intérèt cynique et d’une vision généreuse quoiqu’assez myope? Ca n’est pas simple. Qu’on considère, en effet, cent ans plus tard, l’oeuvre du frère René Guénon, dont le désir de faire revenir la FM à sa « vérité traditionnelle » s’articule avec l’affirmation de la supériorité des sociétés colonisées par l’Occident et chez lesquelles des leçons sont à prendre? Ces questions ne peuvent être appréhendées valablement que par maintes recherches historiques rigoureusement menées. Voilà un vrai et passionnant chantier à ouvrir en « maîtrisant ses passions ». Cela permettra d’utiles progrès en Franc-maçonnerie. Pierre. L.

  • 8
    Fox
    12 décembre 2007 à 21:00 / Répondre

    Attention aux anachronismes !

    Juger un homme de la fin du XIXe siècle avec des critères du début du XXIe, c’est s’exposer à ne rien comprendre à ses propos.

    A l’époque, le discours de Ferry (comme celui du F Kippling ou d’autres) est un discours de progrès. C’est un discours de solidarité des hommes qui se pensent civilisés envers ceux qu’ils penses non-civilisés. Ferry parle de « devoir de civiliser les races inférieures ». Kippling évoque « le fardeau de l’homme blanc ». A l’inverse les opposants à la colonisation dénoncent une œuvre inutile et couteuse et ne voient dans la colonisation que de l’argent dépensé en vain au bénéfice de « sauvages » à peine humains.

    Cette phrase de Ferry choque avec des yeux de 2007 mais elle est pourtant en totale cohérence avec le reste de l’œuvre de ce Frère et est la traduction de ce qu’était – à ce moment – la conception de l’humanisme.

    Sortie de leur contexte les citations peuvent faire dire n’importe a n’importe qui. La manipulation est facile, il faut savoir s’en méfier.

    Fox

  • 7
    Un F. de la GLDF
    12 décembre 2007 à 17:39 / Répondre

    Je parlais bien entendu de maçonnerie spéculative et de la naissance de la première grande loge du monde, le 24 juin 1717, à Londres.
    Tout à fait d’accord sur l’influence écossaise.

  • 6
    Philippe
    12 décembre 2007 à 16:04 / Répondre

    « N’oublions pas que la FM moderne est née en Angleterre, pays de castes et de hiérarchie sociale s’il en est. »

    et/ou en Ecosse où les Statuts Schaw ont jeté les bases structurelles de ce qui devait être plus tard – et ailleurs qu’en Écosse –la Maçonnerie spéculative.( là cette « maçonnerie » intéressait les gens des métiers et non plus les oisifs et avaient deux grades !!!)

  • 5
    Un F. de la GLDF
    12 décembre 2007 à 15:08 / Répondre

    Voltaire initié dans la loge des Neufs Sœurs, quasiment sur son lit de mort…
    Une époque où certaines loges étaient vécues comme des « clubs » pour aristocrates, artistes, hommes de lettres…
    Les 33 grades n’ont-ils pas été pensés pour satisfaire une noblesse incapable de côtoyer les autres frères d’égal à égal ?
    N’oublions pas que la FM moderne est née en Angleterre, pays de castes et de hiérarchie sociale s’il en est.

  • 4
    Philippe
    12 décembre 2007 à 13:25 / Répondre

    On retient et cite les hommes de pouvoir, qui, s’ils étaient « bons » dans leur spécialité appliquaient en morale les conseils de Machiavel.
    Les citer comme référence maçonnique c’est pour certains dont je suis une quasi incitation à ne pas y adhérer ou à en partir.
    Heureusement que ces messieurs ne fréquentaient pas leur loge ou si peu!
    Ce sont des légendes pour gogos
    Osait-on leur réclamer leur cotisation annuelle, j’en doute beaucoup !!!
    Prenaient-ils le temps de se fendre d’une lettre de démission ???
    Voltaire fm !!! enfin bon S’il n’était pas mort aurait-il été à la réunion suivante!!!

  • 3
    Un F. de la GLDF
    12 décembre 2007 à 11:41 / Répondre

    Les Maçons vivent, et ont toujours vécu dans leur époque : monarchistes sous l’Ancien-Régime, républicains sous la République, impériaux sous l’Empire…

    Voir derrière chaque Maçon un humaniste, un révolutionnaire en puissance, un communard, un défenseur de la laïcité, un homme de bien éclairé jusqu’au bout des ongles est, hélas, une utopie souvent répandue.

    Qu’est ce qui se cache derrière un Maçon ? un homme qui tente de s’améliorer… pas un surhomme !

    Laissons-lui avoir des travers et commettre des erreurs de jugement. Sinon, pourquoi chercher à s’améliorer ?

    Qu’est ce qui se cache derrière un Maçon ? un homme qui tente de s’améliorer… pas un surhomme !

  • 2
    jeje30
    12 décembre 2007 à 11:05 / Répondre

    il est de tout manière toujours hasardeux de sortir du placard des noms célèbres comme le font certaines obédiences…D’autres maçons se sont illustrés par des sorties tout aussi peu remarquable et pourant sont toujours cités en exemple

  • 1
    Philippe Benhamou
    12 décembre 2007 à 08:20 / Répondre

    Le triomphe des lumières qui a justifié le colonialisme et une certaine forme de racisme (à la papa) comme on le voit dans la citation de Ferry. Mais il faut bien entendu replacer ce genre de citation dans leur contexte culturel des époques.

    Même Volatire, oui, le grand Voltaire a dit et écrit des choses abominables sur les juifs et les races dites « inférieures »…

    En effet, l’homme de la tolérance, initié maçon à la fin de sa vie, écrivit à propos des juifs : qu’ils étaient le « plus abominable peuple de la terre […] ignorant et barbare qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent ».

    Je vous recommande la lecture de l’essai de Régis Debray sur les lumières : « Aveuglantes lumières : Journal en clair-obscur  » aux éditions Gallimard 2006.

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